LA TOUR
EPOQUE GALLO ROMAINE
ANS 500 A 1000
ANS 1000 A 1200
ANS 1200 A 1789
LA REVOLUTION
APRES LA REVOLUTION
XX SIECLE
LA TOUR
 LA TOUR DE LA VILLE TEHART

La Tour de la Ville Téhart fut construite en 1864 par Victor Henri Guillaume Visdelou. Il était le descendant des Visdelou qui sont arrivés dans la région en 1510.

LA SAGA VISDELOU

Le 25 janvier 1510, Jean Visdelou, seigneur du colombier, en Hénon, épouse Marguerite Abraham, héritière de l'Hostellerie Abraham.
En 1512, Jean Visdelou acquiert les terres de La Goublaye.
Vers 1530, Jean Visdelou, fils puiné du précédent, épouse une fille Bérard et, de ce fait, devient propriétaire du château de la Ville-Téhart.
En 1591, Gilles Visdelou, descendant de Jean (époux de Marguerite) épouse Françoise de Quellenec, héritière de Bien-Assis.

Ainsi L’Hostellerie Abraham, la Goublaye, La Ville Téhart et Bien Assis sont dans les mains de la même souche de famille.

LES VISDELOU DE LA VILLE TEHART

En 1742, naît François Xavier Louis Visdelou. Celui-ci conduira la Ville Téhart à son apogée pour connaître ensuite toutes les vicissitudes dues à 1789. Il a été à la tête d’un domaine qui a été un des plus important de la région de Lamballe pour tout perdre à la révolution.

En 1773, Louis-François-Xavier Visdelou de la Ville Téhart est nommé commissaire inspecteur des haras de la région.

Jacques Charpy dans « Les haras de Bretagne sous l’ancien régime » en fait le portrait.

« C’était un gentilhomme plus connu par la beauté de sa femme que par ses qualités d’homme de cheval. Il avait épousé le 21 mars 1766, à l’âge de 24 ans, l’héritière d’une des plus grande famille de Bretagne, Innocente-Guillemette de Rosnyvinen de Piré, dont le portrait peint par Van Loo, est au musée de Rennes. »

« C’était assurément un homme de goût et aussi un riche propriétaire qui venait de faire l’acquisition (auprès de sa cousine la Princesse d’Arenberg) de l’important domaine de Bienassis en Erquy avec ses trente et une métairies et ses treize moulins, proche du manoir familial de la Villethéart. Le ménage partageait son existence entre Rennes, Paris, Piré et Erquy. Louis-françois-Xavier avait fait de l’élevage du cheval son occupation préférée. C’est lui qui propose Lamballe comme lieu d’établissement d’un dépôt d’étalons. De mars à septembre 1783, la Villethéart s’occupe d’y établir le dépôt ».

En 1825, son fils François Hyppolite Visdelou rachète le château de la Ville Téhart (sans les terres).

LA TOUR DE LA VILLE TEHART

C’est donc son fils Victor Henri Guillaume Visdelou (petit fils de Louis François Xavier ) qui construisit la tour en 1864

Beaucoup de choses ont été dite sur le « pourquoi» de la construction de cette tour.

- Pour démontrer, de la part du Comte de la Ville Téhart, que les bruits qui couraient au sujet de la pauvreté du Comte étaient erronés.

- Pour apercevoir Jersey et voir la « reine d’Angleterre changer de chemise » comme disait la chanson

- Pour observer par en-dessus Bien Assis et observer les agissements souterrains des Messieurs le Pommelec à Bienassis, petit-fils du Général Valletaux qui avait racheté le château au titre des biens nationaux.

- Pour surveiller et observer sur les routes les gens avec leur bétail qui allaient aux foires de Lamballe.

- Pour compter et surveiller les métayers aux travaux des champs.

D’autres enfin, du fait que Victor Visdelou avait été officier de marine, annonçaient que cette tour était destinée comme aber pour les marins. Qu’il voulait en faire un phare, mais n’avait pas eu l’autorisation d’allumer un feu. (Le sommet de la tour étant en bois, comment aurai-il pu faire?).

L’écrivain Florian le Roy résuma la question en l’appelant à son tour : « La tour de la Haute-Folie… »

Ce qui semble le plus probable, c’est que Victor Visdelou avait la passion de l’astronomie, science qu’il approfondit quand il fut officier de marine. Il aurait d’ailleurs laissé des ouvrages reconnus sur le sujet.

C’est uniquement pour cette raison qu’il fit bâtir cette tour, qui était surmontée d’une plate forme en bois et d’une sorte de cabinet où il pouvait placer ses lunettes d’observation. La tour n’ayant d’autre but que de lui permettre d’observer les astres à l’horizon, ce qui lui était impossible de faire du sol à cause de l’épais bocage qui couvrait alors le pays. Le remembrement n’était pas passé par-là …

Sur les cartes postales du milieu du XX ème siècle on voit encore les quatre boules qui indiquaient les ponts cardinaux (certains disent les quatre saisons).

1941 : Les Allemands installent sur la tour une station de radio guidage en contact avec la station de BelAir. On distingue encore, au pied de la tour, les restes du casernement qui avait été installé.

1987 : La « santé de la tour » ne s'améliore pas, à mi-hauteur, coté est, des pierres sont tombées.


LA FIN DU CHATEAU DE LA VILLE TEHART

Victor Visdelou est décédé en 1878 et enterré au cimetière de la Bouillie

Son fils Victor Paul Marie Joseph Stanislas Visdelou, comte de la Ville Téhart est décédé le 28 juillet 1905 à l’âge de 27 ans. Il est le dernier des Visdelou de la Ville Téhart. Il est enterré au cimetière de la Bouillie

1907 : Achat du château de la Ville Téhart par Madame Marguerite Freuchard, artiste peintre, spécialiste des bouquets de fleurs (également médium à ses moments perdus). A priori le château est en très mauvais état.

Le 14 Février 1951 : Incendie (accidentel ?) du château de la Ville Téhart, sa propriétaire trépasse dans l'incendie

1952 : Rachat des ruines du château par le métayer.

1960 : Les pierres (intéressantes) du château sont vendues pour construire une villa, rue des grès roses, à Erquy (Tu es roc). Elles sont visibles de la route.

Il ne reste rien du château de la Ville Téhart à la Bouillie sinon un chemin de terre qui mène au lieu dit la Ville Téhart. On distingue à peine ce qui fut la grande allée qui conduisait du château à la tour de la Ville Téhart.

lapetiteroche
09/01/04